Iron and flesh

Oklahoma Boy, tu ne tueras point.

Collection: Karma - Date de Publication: le 6 Janvier 2011

Après une enfance difficile marquée par le fanatisme religieux et les drames familiaux, Oklahoma Boy s’engage dans l’armée pour y devenir aumônier. Le chaos ambiant de la guerre, transformant les hommes en véritables machines à tuer, le plonge cependant dans le désarroi : à quoi bon bénir des membres épars ? Dieu a-t-il seulement une place en ces lieux ? Confronté à l’absurdité, Oklahoma tentera non sans peine de concilier ses convictions et sa propre survie.

Après Oklahoma Boy, ce deuxième volume de la trilogie éponyme explore le genre de la guerre. De par son trait audacieux, Thomas Gilbert nous invite à partager le dilemme moral de son héros, et nous propulse sans détour en plein cœur d’un enfer épique et captivant.

  • Thomas Gilbert

    Après un an passé à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, puis trois ans à Saint-Luc Bruxelles en option Bande Dessinée, Thomas Gilbert, 26 ans, passe près de deux années à « submerger » les éditeurs de...

Interview

Dans ce deuxième tome, on aurait pu s'attendre à retrouver un Oklahoma libéré de l'emprise religieuse fanatique que son père avait exercée sur lui. Or on s'aperçoit qu'il se voue toujours corps et âme à la gloire de Dieu. Pourquoi avoir fait ce choix ?
T : Je trouvais trop radical de lui faire entièrement rejeter l'apect religieux de son existence. D'ailleurs, la fin du premier tome est assez claire quant à son rapport au christianisme (cf : l'apparition du Jésus géant à la fin du premier tome). Il a tellement baigné dans cette éducation qu'elle fait partie de lui-même. C'est son père qu'il a rejetté plus que l'éducation qu'il a reçue. Il semble plus modéré, s'est intégré dans la société, alors qu'il avait été mis à l'écart dans sa jeuness. Il peut toutefois remettre en question son éducation religieuse, par exemple sur le choix des divinités à adorer...

Qu'est-ce qui t'a amené à explorer la guerre comme nouveau sujet et nouveau genre ?
T : J'ai, comme beaucoup d'auteurs de bande dessinée avant moi, été fasciné par la Première Guerre mondiale. J'aime le fait que la guerre évoque la solitude et des individus uniques même si, en général, on en a une vision très globale. Pourtant, je pense que c'est dans l'intime que se passent les combats et les révolutions. Du coup, sur fond d'Histoire et de combats, on peut aborder de grands thèmes propres à l'humanité : l'instinct de survie, la déshumanisation, l'appartenance à une nation, etc.

Dans Oklahoma Boy et en particulier dans ce deuxième tome, la foi religieuse et la folie semblent être intimement liées. Est-ce un constat que tu as établi de manière générale ? 
T : Du tout. Je n'ai pas d'expérience semblable ni de conseils à donner. Disons que d'après moi, la foi est un des carcans qui permet à l'humain de se contenir, mais cela peut être aussi bien la politique, le lien social, la publicité, l'art, ou tout autre outil de lien et de vie en commun de notre société. Ce sont des outils rassurants qui nous permettent de mieux appréhendre l'autre, la mort, la perte, mais qui sont facteurs d'aliénation. J'aime le côté ambivalent de la religion ; elle est à la fois rassurante et vecteur de folie potentielle.

Après sa démobilisation de l'armée, Oklahoma aspire à une nouvelle vie. Avec un passé aussi lourd que le sien à porter, crois-tu qu'en réalité cela soit possible ? 
T : Je suis persuadé que de nombreuses personnes, aujourd'hui comme hier, suivent ce genre de parcours et s'en sortent très bien. Toutefois, Oklahoma ne me semble pas vraiment apprendre du passé, il apprend difficilement de ses erreurs et de ses expériences car il est résolument tourné vers l'avenir, ce qui lui apporte une force de vie exceptionnelle. On verra bien comment il s'en tirera dans le labyrinthe qu'est New York...

Sales Points
  • après le succès d’Oklahoma Boy, le deuxième volet d'une trilogie prometteuse par Thomas Gilbert, l'auteur de la série Bjorn le Morphir chez Casterman/L’école des Loisirs
  • une suite qui s’inscrit dans le genre guerrier, avec des scènes de bataille magnifiées par un graphisme virtuose
  • les déchirements d’un personnage complexe dont le point de vue sur la rage de tuer rappelle Orages d’acier d’Ernst Jünger
Categories Drame/Guerre
Trailer

Caractéristiques

Isbn 9782359760132
Nombre de pages 80
Dimensions 190 x 270 mm, à la française
Cover Format cartonnée, quadrichromie
Cover Paper offset mat 135 g, carton 2,4 mm
Papier intérieur Munken Pure 130g
Qualité d'impression 150 lpi
Bookbinding Format cousu, dos arrondi, pelliculage mat, vernis sélectif