Oklahoma Boy

Oklahoma Boy : tu ne tueras point

Collection: Karma - Date de Publication: le 21 Mai 2010

Elevé par son père dans une bourgade reculée, Oklahoma Boy mène une existence simple, faite de contrition et de piété. L’éducation religieuse sévère et fanatique de son père le pousse à toujours plus de renoncements et de sacrifices, dans l’espoir de trouver le Salut. Peu à peu isolé de ses camarades, il va cependant découvrir que l’horreur s’insinue partout, y compris là où on l’attend le moins.

En posant dès les premières pages une ambiance dense et atypique, Thomas Gilbert nous embarque malgré nous et sans détour dans une épopée redneckienne hallucinée qui, sans jamais y répondre, semble inlassablement poser la question : faut-il tendre l’autre joue ?

  • Thomas Gilbert

    Après un an passé à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, puis trois ans à Saint-Luc Bruxelles en option Bande Dessinée, Thomas Gilbert, 26 ans, passe près de deux années à « submerger » les éditeurs de...

Interview

Le scénario d’Oklahoma Boy, ton album, a beaucoup de spontanéité, comment as-tu travaillé la trame de ton histoire ?
Thomas : Le scénario est parti d'un croquis que j'avais fait d'un homme sévère avec son fils. La culture américaine me fascine, aussi bien cinématographique, littéraire que musicale. Je souhaitais raconter l'histoire d'un enfant dont le père est un fanatique évangéliste, et j'ai donc écrit ma première page. J'avais pas mal d'envies narratives que je pouvais rattacher à ce scénario, et le personnage d'Oklahoma Boy semblait agir assez logiquement par rapport à mes idées, avec une idée en tête : " comment un enfant peut-il (ou pas) se libérer de l'emprise sociale et parentale, et comment évoluera-t-il avec les valeurs inculquées ? " Tout le puzzle de l'histoire s'est ensuite mis en place.

Contrairement à beaucoup de jeunes dessinateurs qui revendiquent surtout des références cinématographiques et de bande dessinée, tu accordes une grande importance à la culture littéraire, comment cela influence-t-il ton travail d'auteur ?
T : Je pense que l'écriture ainsi que la musique sont de très bonnes références pour mon travail. J'aime la force émotionnelle qui se dégage d'un roman ou d'une chanson. J'y pioche certaines idées, certaines tournures de phrases et la sensibilité de ces médiums. Je me méfie de l'analogie bd/cinéma, qui sont des formes d'arts très cosmétiques. On peut habiller de beaucoup d'effets (visuels, cadrages) des scénarios assez pauvres. J'aimerais être dans la justesse de l'écriture romanesque, et passer des sentiments forts au lecteur, le secouer un peu (j'espère que ça marche !).

Tu es un membre très actif de manolosanctis.com et tu y as très tôt posté Oklahoma Boy. Quel rôle la communauté manolosanctis a-t-elle joué ?
T : L'idée de pouvoir charger ses pages en ligne était intéressante, et la lecture verticale dans le sens logique (contrairement au blog) m'a motivé pour poster mon album. Avoir le retour des lecteurs est sympa aussi, je trouve chouette de pouvoir discuter avec eux, cela crée un rapport plus proche entre l'auteur et le lecteur. Avoir des retours est toujours satisfaisant, que ce soit des critiques positives ou des réserves par rapport à un aspect de son boulot.

Sales Points

-Thomas Gilbert a signé Bjorn le Morphir chez Casterman en 2009 -Un dessin qui rappelle le trait de Joann Sfar et de Christophe Blain -Thomas Gilbert signe le premier épisode d’une trilogie prometteuse

Categories Drame
Trailer

Caractéristiques

Isbn 9782359760002
Nombre de pages 64
Dimensions 190x270 mm à la française
Cover Format Quadrichromie avec pelliculage mat sur carte Performa Alto 300g
Cover Paper carton 2,4 mm, pelliculage mat
Papier intérieur Quadrichromie sur papier Arctic Volume 150g
Qualité d'impression 175 lpi
Bookbinding Format Broché cousu collé, avec rabats